Compassion
Grand Journal de Canal+, Madonna et Line Renaud s’expriment sur leur “combat” contre le SIDA en Afrique, où des centaines de milliers de personnes en meurent tous les ans. Leur action consiste en gros à organiser des soirées de gala pour récolter de l’argent, motiver des célébrités, des chanteurs pour faire craché l’occidental lambda qui se fait une conscience en filant de la thune. Pour quelles applications concrètement, on ne saura pas. Je suppose pour aider les personnes atteintes en Afrique à mieux vivre. A mon avis, il vaudrait mieux s’attaquer à la cause du SIDA, donc consacrer cet argent à la recherche d’un remède. Quoiqu’il en soit, ces quelques minutes d’émission glanées par hasard en allumant ma télé me font également penser aux centaines de milliers de morts en Chine et en Malaisie. Un tas d’individus dont je n’apprend l’existence qu’à la nouvelle de leur mort. Je me demande en quoi est-ce que ça me touche, en quoi est-ce que ça peut bien m’impliquer, si le seul fait que nous soyons de la même espèce justifie que leur mort soit supposée me faire de la peine. Comment sentir de la compassion pour l’existence et la mort de gens avec qui je ne partage absolument rien.
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http://www.pourunesocietesansprostitution.org/
Suite au survol de ce site et ses “149 signatures par internet”, pourquoi ne suis pas touché par ses arguments et suis au contraire favorable à la tolérance envers la prostitution, à l’image de ce qui se passe dans d’autres pays européens.
La lecture des témoignages de ce site m’ont d’abord légèrement touché puis plongé dans l’indifférence, j’ai l’impression d’une part que ceux-ci sont à côté de la plaque car ils touchent à des sujets qui n’ont absolument rien à voir avec mon expérience en tant que “punter”. Je n’ai même pas envie de revenir sur chacun d’entre eux mais aucun ne me touche comme possédant des arguments justifiant une répression supplémentaire des prostituées et de leurs clients. Le cas le plus éloquent et celui de la “femme de client”, une dame ayant apparemment longtemps repoussé les avances de son mari, qui ne correspondaient pas à sa vision romantique du sexe, et s’étonne ensuite de le voir chercher à combler ce manque avec des putes. Elle voudrait “Enlever tous les clichés sur le masculin et le féminin” mais ceux-ci ont la vie dure par le simple fait qu’ils sont immuables car innés. Elle n’a manifestement aucune idée de ce que peut être la psychologie masculine. Comment peut-elle imaginer que son homme de mari puisse supporter une telle situation sans s’en sentir affecté. Il faut une volonté de fer ou des prédispositions mentales exceptionnelles pour accepter sans broncher une abstinence forcée. Je vois surtout dans ce témoignage une communication de couple absente qui a poussé un mari à aller voir ailleurs, et je ne lui jetterai pas la pierre, d’autant qu’il en a attrapé le sida.
Il suffit en France pour rencontrer une prostituée de se déplacer dans certains lieux, certaines rues ou routes bien connues pour ça, prostitution de rue qui ne m’attire absolument pas, déjà car entre les vieilles rombières et les immigrées clandestines, il faut vraiment être affamé. Il est aussi possible et de plus en plus répandu d’utiliser internet, autrefois le minitel ou des journaux je suppose, pour contacter celles qui se font appeler “escort” et exercent une prostitution en apparence plus classe. Taper “escort” et un autre mot adapté, comme “annonces” dans un moteur de recherche et on tombe directement sur des annuaires d’escorts, putes généralement plus chères car ne proposant pas une vulgaire passe mais une vraie rencontre de généralement au moins une heure, et pour l’immense majorité d’entre elles exerçant sans aucune influence d’un proxénète ou dans le cadre d’agences d’escort pour les “putes de luxe” étrangères. Il y a même des forums de clients qui peuvent ainsi poser des plans sur leurs expériences, repérer les arnaques, c’est à dire les filles qui ne respectent les engagements de leur fiche sur ces annuaires. Je n’atténue pas l’éventualité pour une escort de rencontrer des hommes violents ou malhonnêtes (enfin éventualité que toute femme peut avoir à confronter avec les hommes), mais il me semble de mon expérience que le rapport de force penche beaucoup plus vers l’escort que vers le client, celui-ci n’ayant qu’à espérer que la rencontre lui soit agréable, ce qui correspond à dire que l’escort respecte ce qu’elle lui a proposé au téléphone. Une escort manifestement récalcitrante ou dégoûtée par ce qu’elle fait n’apporte aucun plaisir au client mais a tout de même plusieurs centaines d’euros en poche à la fin d’une rencontre parfois expéditive au vu des témoignages de clients.
La prostitution ne risque pas d’être mon sujet de discussion principal mais il me reste des choses à dire donc à suivre…
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Je me suis rendu compte vers 15/16 ans que mon père enregistrait des films de cul, pour être précis, les films de cul du samedi soir sur canal+. Il planquait la cassette vidéo dans le salon, dans un coin où il croyait que personne ne fouillerait. Je ne me rappelle quand j’ai découvert ça mais je me branlais déjà bien sûr, je regardais moi-même déjà du porno de temps en temps, j’avais même déjà enregistré de tels films, des fatidiques premiers week-ends du mois où mes parents étaient absents. Le fait que la cassette n’était pas planquée dans la chambre même de mes parents me laisse penser que mon père regardait, et regarde sûrement encore, seul ces films, et à vrai dire je vois mal mes parents les regarder ensemble, ni d’ailleurs quand ils auraient pu le faire quand j’habitais encore chez eux. J’aurais pu imaginer que mon père les enregistrait pour moi mais je n’y crois pas. Je suppose qu’il passait à la maison entre 2 rendez vous professionnels, quand ma mère était au boulot et moi-même en cours, pour regarder ces films, se branlant devant ou ensuite, ça devait d’ailleurs être assez stressant pour lui de ne pas pouvoir regarder ces films tranquillement, même sûrement plus que moi-même quand je le faisais quand je les savais partis en week-end.
Bien sûr, le fait que mon père regarde ce genre de film me laisse présager qu’il ne trouvait pas une complète satisfaction sexuelle avec ma mère, j’imagine qu’il aurait peut-être aimé expérimenter certaines pratiques qu’il n’a soit jamais osé lui demander soit qu’elle lui refusait (donc sodomie ou fellation vu les films de canal), ou peut-être est-ce seulement qu’il appréciait la vision de jeunes et belles actrices porno aux formes beaucoup plus aguichantes que celles de ma mère, ce qui ne me choque guère. Je me suis souvent interrogé sur la présence de cette cassette vidéo, qui de temps en temps voyait un nouveau film remplacer le précédent, mes parents me semblant s’entendre tellement bien que je ne les imagine pas avoir de tels blocages sexuels que ça entraine mon père à regarder de vulgaires images animées. Ma mère l’exciterait si peu qu’il serait obligé d’aiguiser sa libido avec du porno? La routine du sexe avec une seule partenaire le frustrerait tant? Sûrement et là encore, ça ne m’étonne guère, ça ne fait que confirmer le fait que la psychologie masculine s’accommode mal de la monogamie et doit se brimer pour s’y cantonner.
Je ne sais pas si ma mère s’est rendu compte de quoique ce soit, si elle s’est tue en connaissance de cause, si elle le laissait faire, prend elle mon père pour un pervers là où il ne fait que suivre son instinct naturel de mâle à la recherche du plus de partenaires possibles pour assurer sa descendance.
Je ne juge aucun d’entre eux à ce sujet, et sûrement mon père. Bien sûr, je ne risquais pas d’en parler avec eux à l’époque et encore moins maintenant. L’hypocrisie a du bon et est essentielle sur le sujet de la sexualité des parents qui j’imagine a été abordé par de nombreux psychologues.
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La bière fait pousser les seins

Foutage de gueule. Supercherie de bière sans alcool.
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Matin hagard…
Dimanche matin, réveillé sur un canapé trop petit contenant difficilement mes jambes fléchies, la bouche pateuse, un fond de mal de crane relativement supportable. Rentré avec une saloperie de velo, je me suis époumonné, chargé en grammes dans le sang, évitant des obstacles apparaissant au dernier moment dans ma vision réduite. Jusqu’à atterrir sur ce canapé, hébergé, endormi suite à quelques tentatives de suivre une course de mario kart sur wii, que j’abandonne, ahuri, sans coordination, n’arrivant pas à m’extirper de la 12ème et dernière place. J’ai jamais été un grand amateur de jeux vidéos, n’y ayant joué que par ennui lors de mes études, et j’avoue y être guère doué, et d’autant moins défoncé en fin de soirée chez un couple d’amis. Je sombrais peu à peu dans un blackout sûrement causé par ce dernier pète roulé par automatisme, machinalement, sans peine, herbe concassée, branches ôtées, toncar roulé, feuille pliée à l’envers, tabac émietté, quelques manipulations, un coup de langue et c’est pesé, quelques petits coups secs pour équilibrer, le cul de la clope pour tasser, allumage, décollage vers le sommeil.
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Cancer
Ce matin je me suis réveillé guilleret, j’avais oublié que j’allais crever, pensée qui me préoccupais la veille. Je me suis levé en douceur, si ce n’est en pleine forme, du moins l’esprit moins embrumé qu’à l’habitude. J’ai quand même mis un certain temps à m’extraire de mon lit, laissé mon réveil parcourir plusieurs cycles. 1 minutes de clairon. 9 minutes de silence suffisant à me rendormir profondément. J’avais fait des rêves absurdes mais sans importance.
Acheter des chemises, ouaih pourquoi pas, effectivement j’y réfléchis depuis des mois, le temps qu’il faut pour me décider à effectivement me lancer, mais je ne vois aucune raison pour laquelle cette lubie avait à ressortir dans mes pensées nocturnes. Je suis superficiel en songes ridicules. Donc après 4 ou 5 cycles, je sautais de mon lit, ce qui suffit à sèchement me remettre les pieds sur terre, mon matelas étant alors hors d’accès. A la bourre comme d’hab, je me résigne à me contenter d’un thé. Plus un bol de propre. Je soulage mes entrailles ramollies par un week-end alcoolisé, me douche en vitesse, puis après avoir ingurgité ce jus chaudasse de poire/framboise me laisse attirer par ma télé pourrave, qui scotche mes pensées par encore alertes avec quelques nouvelles du monde sortant d’une jolie bouche, de quoi me mettre vraiment en retard.
Cette idée de mort imminente provient de douleurs mystérieuses qui me rongent la poitrine, et que j’associe directement à des tumeurs me rongeant les poumons, pourriture de l’intérieur auto-produite qui me consume petit à petit, se propageant dans mon organisme délabré. Ces pensées hypocondriaques me poursuivent depuis des années, véhiculées par des années de pratiques “à risque” que je n’ai pu me résoudre à stoper net les premiers symptomes inquiétants apparaissant. L’idée de mourir alors que je n’ai même pas atteint la trentaine est totalement ridicule mais je lui tiens face sans crainte. Disparaitre aujourd’hui ou plus tard, la différence est assez ténue, d’autant plus que sans attache, ma disparition pure et simple de la surface de cette planète ne sera pas d’un grand impact, on m’oubliera bien vite tout comme j’oublierais moi-même n’importe quel de mes potes. Si l’un d’eux mourrait, j’y songerais de temps en temps, brièvement, j’imaginerais ses réactions, ce qu’on aurait fait ensemble si il vivait ensemble. Ca peut très bien s’appliquer à un pote mort suicidé, une copine morte d’un cancer, ou à mon grand père lui aussi mort d’un cancer.
Il y a quelques années, je n’arrive plus vraiment à situer quand, il me semble que c’était alors que j’habitais encore chez mes parents, j’avais vu un reportage, sûrement Zone Interdite ou une émission du genre, sur le cancer du poumon touchant les jeunes de plus en plus tôt, et je me rapelle distinctement un petit passage, une interview d’un type à qui on en avait diagnostiqué un. Il s’était rendu à l’hopital après des douleurs inexpliquées à aux côtes et était ressorti de l’hopital dans un cerceuil comme nous l’apprenait la fin du documentaire. Le type était un arabe de banlieue, même pas la trentaine, sorti de la période racaille même si je l’imagine aisément se défoncer le crane quotidiennement à tirer douille sur douille de vieux shit de cité.
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Marylin
Evidemment, je ne peux rien dire, je suis borné à garder pour moi ces rares moments de plaisir. C’est qu’au fond de moi j’ai une certaine peur de l’opprobre de mes connaissances pour ce qu’ils faindraient peut-être de comprendre mais qu’au fond ils jugeraient selon leurs stéréotypes et leurs préjugés, ce en quoi je les comprend. Toujours est-il que je n’ai pas réfléchis longtemps avant de rencontrer pour la première fois une escort, enfin une pute, ni pour recommencer.
Avec mes ressources relativement modérées, ce n’est pas comme si j’en rencontre depuis fréquemment, ça m’arrive parfois on va dire, je préfère prendre un certain temps à dénicher les filles me convenant le plus que me précipiter pour être déçu. Une déception qui serait de la pûre considération de qualité/prix, j’en conviens. Enfin Je ne sais pas si j’ai de la chance ou si j’ai le flair pour repérer les filles cool mais rencontrer “Marylin” a été un pur bonheur, une soirée réussie exactement comme je l’aurais voulu. Certes on a mis un peu de temps à se mettre dans le bain, à se rapprocher, mais il faut dire qu’on avait tellement de trucs à se dire étant donné qu’elle fréquente un peu les mêmes millieux que moi, qu’on a des connaissances en commun, rapidement le courant a pu ainsi passer. Je dois dire que j’aurais aimé qu’elle soit plus entreprenante, il a fallu que ça soit moi qui mène un peu le bal jusqu’à l’amener dans mon lit, mais j’ai pris le temps, et ça s’est passé en douceur. Une fois dans mon alcove, après une discussion qui a encore duré, elle m’a progressivement apprivoisé. Je pourrais dire le contraire mais c’est moi qui avait du mal à me lancer, malgré les quelques verres de whiskey. Je dois dire que ça m’a pris du temps our la toucher, pour initier le contact, mais une fois partis, on a guère plus échangé un mot tant nos bouches étaient jointes. Pas la meilleure baise de ma vie mais ce fut cool, la fille était assez jolie, enfin surtout lookée goth/rockabilly, ce qui contrebalançait un cul un peu trop conséquent à mon goût, mais surtout manifestait une réelle envie de prendre du plaisir avec moi. En fond, pour ne rien gacher, une musique que je n’aurais pas pu partager avec n’importe qui, qui à contribué à notre entente. Ensuite, alors qu’elle avait une petite faim, et moi aussi après réflexion, je l’ai invité à un resto japonais proche, ce qui a paru la ravir, étant donné qu’elle a apparemment vécu au Japon un an. Je lui aurais bien proposé de retourner chez moi ensuite, mais j’aurais eu l’impression d’abuser vu le temps qu’elle m’avait déjà consacré en comparaison avec ce que je lui avais donné. Je ne dirais pas que je n’attendais pas un éventuel signe de sa part qui aurait pu me faire penser qu’elle souhaitait également poursuivre la soirée avec moi.
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